27/04/17

Atelier de mars : on debriefe !

Après vous avoir fait écrire sur Noël, puis sur l’amour. Voilà que nous étions bien déterminés à changer de registre. Noir, comme polar !

Par Marie-Clémentine
Pour l'atelier “Atelier de mars”

Après vous avoir fait écrire sur Noël, puis sur l’amour. Voilà que nous étions bien déterminés à changer de registre. Noir, comme polar ! Vous deviez raconter en détail la découverte d’un cadavre par un ou des policiers (ou assimilés). Décrire une scène de crime. Bref, imaginer le point de départ d’un thriller terrifiant à faire frissonner dans les chaumières. À filer des nuits blanches. Verdict ?

 

Une fois n’est pas coutume : place à l’homogénéité

Contrairement aux précédents ateliers qui avaient vu naître des textes très éclectiques, ce cinquième rendez-vous a fourni des travaux assez homogènes pour ne pas dire similaires. Au programme, pas mal de motifs récurrents : des litres de sang, des yeux qu’on sort de leurs orbites, des enfants que l’on malmène, des appartements miteux et nauséabonds. Soit. Même si tout cela ne débordait pas forcément d’originalité, les récits proposés étaient pour la plupart rondement menés, rythmés et intrigants.

 

Question de genre

Chose étrange, vous êtes tous (sauf un peut-être) resté dans le cadre stricto sensu du roman noir, policier ou thriller. Pour les ateliers à venir, n’hésitez pas à mélanger les genres. On peut découvrir un cadavre dans un roman de science-fiction. On peut se lancer dans le terrifiant dans un récit d’aventure. Halte aux contraintes et aux frontières imperméables.

 

Travailler les ruptures

Certains d’entre vous ont su installer un climat d’angoisse en très peu de lignes et notamment parce qu’ils ont joué sur la rupture. C’est dans un climat serein que l’irruption de l’horreur fait le plus mouche. Ceux qui ont le mieux réussi, ont pris le temps de planter le décor avant d’examiner la scène de crime tel un médecin légiste.

 

Halte aux clichés et archétypes

Qui dit peur, dit hémoglobine ? Oui, entre autres ! Mais attention à ne pas sombrer dans la facilité. Ce n’est pas aux litres de sang qu’on évalue le degré de peur que vous susciterez chez le lecteur. De la même façon, un policier n’est pas forcément un mec ronchon de 50 ans qui se lave une fois par semaine. Cassez les codes pour surprendre est d’autant plus important qu’on s’attaque à un genre littéraire très populaire (en littérature, au cinéma et en séries). Demandez-vous toujours si vous n’avez pas déjà lu ou vu l’histoire que vous écrivez pour éviter tout sentiment de déjà-vu à vos lecteurs.

 

De la fluidité et du rythme

Pour effrayer et intriguer le lecteur, il faut imposer son rythme et dérouler une partition syntaxique sans faille. Autrement dit : soyez fluides ! Certains ont proposé des textes très puissants (nous vous en reparlerons un peu plus tard) parce qu’ils embrarquaient le lecteur jusqu’au bout de leur énigme, aventure, histoire. Quand on est plongé dans un sombre récit, rien de pire que d’en sortir à cause d’une métaphore faiblarde, d’une concordance des temps douteuse ou d’un mot mal choisi.

 

Allez, on se retrouve dans la semaine pour zoomer quelques textes qui se sont démarqués et nous ont bien fait trembler !

Les topos
01/12/17 - Les topos de Mélanie Carpentier

Comment atteindre l’orgasme ? Ou comment écrire une scène érotique qui marche…

En littérature, une scène érotique réussie nécessite un immense travail de fond. Elle requiert une exigence de tous les instants aussi bien au niveau narratif, descriptif que lexical. Voici cinq conseils pour atteindre l’orgasme (littéraire) !

Lire la suite