19/10/16

Écrire, écrire, écrire ! 10 conseils pour ne pas lâcher l’affaire

Commencer un roman, c’est aussi avoir la tentation d’abandonner dès le premier obstacle. On se croyait devant une vallée et on se retrouve face à l’Everest. Voici quelques conseils pour gravir la montagne et poursuivre l’aventure littéraire.

Par Mathieu Menossi

1. S’imposer une discipline.

De nombreux auteurs, comme Amélie Nothomb ou Douglas Kennedy, se lèvent aux aurores et écrivent sans s’arrêter au petit matin. Et ce, tous les jours, même quand l’inspiration ne vient pas. On ne sait jamais ce qui pourra en découler.

2. Ne rien forcer.

Si c’est la page blanche qui fait office de résultat de la journée, on ne se décourage pas pour autant : le lendemain sera forcément différent. Il y a toujours des jours avec et d’autres sans.

3. Trouver le bon lieu et le bon outil.

Certains écrivent dans le calme absolu. Sur un coin de table de la cuisine, dans un café au milieu du bruit, dans la quiétude d’un jardin. L’essentiel est de se sentir dans son élément pour pouvoir travailler. Calepin, machine à écrire, téléphone (comme Anna Todd 😉 ou ordinateur, le tout est aussi de trouver le bon outil pour s’y mettre vraiment !

4. Se relire.

Pour se remettre en jambe, rien de tel que de relire ce que l’on a écrit la veille, se corriger, rajouter des éléments ou au contraire en soustraire. À partir de là, une fois que le texte est bien remis dans son esprit, on peut poursuivre.

5. La phrase pour matrice.

C’est une maxime de Philippe Djian qui peut rester des heures sur une seule phrase avant de continuer son roman. Fignoler peut être un bon exercice pour inventer la suite.

6. On se récompense.

Une fois qu’on a fini sa session d’écriture, on s’octroie un moment de détente, quel qu’il soit. Après ce laps de temps, une fois qu’on a laissé décanter les choses, on peut commencer à se relire.

7. Interroger ses personnages.

Agnès Martin-Lugand aime à dire qu’elle est surprise par les réactions de ses personnages. Si on est bloqué dans une situation, le fait d’imaginer comment ils réagiraient en les questionnant, peut faire avancer subitement les choses.

8. Interroger son entourage.

Si on est du genre à partager sa création avec quelques proches, on peut leur demander comment ils verraient la suite. Les idées viennent toujours de là où on s’y attend le moins.

9. Changer ses plans.

On croyait pouvoir écrire une saga en dix volumes et c’est une nouvelle qui en découle ? On peut alors partir sur un recueil de nouvelles. Changer ses plans en route est loin d’être une défaite. Et on n’oublie pas que c’est ainsi qu’a commencé Anna Gavalda, l’une des auteurs les plus prolifiques et célèbres de sa génération.

10. Passer à un autre roman.

Votre roman piétine, vous ne voyez pas comment le poursuivre dans l’immédiat mais avez l’inspiration pour un autre sujet ? Laissez tomber (provisoirement) ledit roman et lancez-vous dans ce qui vous motive. Le tout est de ne jamais arrêter d’écrire. C’est en écrivant le plus possible que cet acte de création vous paraîtra naturel et vous n’aurez plus la crainte de baisser les bras !

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13/05/16


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