16/12/16

Six figures de style pour parfaire son écriture

Jouer avec les mots, créer des effets de sens ou de sonorité, donner de l’envergure à un personnage : tels sont les nombreux apports d’une figure de style. Bien les maîtriser est indispensable si on souhaite donner du panache à sa narration. Petit rappel des six grandes familles qu’il faut toujours avoir en tête.

Par Gwënaelle Langlais

1) Les figures de l’analogie

 

L’art de la rhétorique, soit la maîtrise du langage parlé et écrit, permet d’exprimer une vision précise du monde qui nous entoure. Pour y parvenir, on crée aisément des analogies, à commencer par des comparaisons qui permettent d’expliquer et de mettre en relation deux éléments. Idem pour la métaphore qui illustre merveilleusement bien une situation. La comparaison est, ici, implicite.

 

Exemple : Ma mère a une voix de rossignol

 

Enfin, il y a l’allégorie pour transformer une formule abstraite en idée concrète.

 

2) Les figures de l’opposition

 

Souligner un contraste avec deux termes qui n’ont rien à voir ensemble : tel est le principe de cette figure également très prisée des grands écrivains. L’antithèse est une opposition très forte. Tout comme l’antiphrase qui permet à un personnage d’exprimer (souvent avec ironie) le contraire de ce qu’il pense.

 

Exemple : Quel beau travail ! (pour parler d’une bêtise)

 

Enfin, l’oxymore permet de jouer avec les mots en rapprochant deux termes que tout oppose.

 

3) Les figures de substitution

 

Voici des mots qui peuvent tellement se ressembler qu’ils se substituent l’un à l’autre. Dans la métonymie, il y a une logique car l’objet nommé n’est autre que sa dénomination.

 

Exemple : Je tire sur une Marlboro (équivaut à fumer une cigarette)

 

Par ailleurs, la synecdoque tisse une relation d’inclusion entre deux mots (la partie pour le tout ou le tout pour la partie) tandis que la périphrase permet de remplacer un mot par une expression qui la définit. Si on dit : « La Capitale de la France », on sait de quelle ville on parle…

 

4) Les figures de l’atténuation

 

Voiler ou cacher une partie de la vérité qui peut être désagréable : c’est le propre de l’euphémisme. En littérature, on apprécie également la litote, soit une expression suggérant beaucoup plus que ce qu’elle dit réellement.

Exemple : Ce n’est pas mauvais (pour dire que c’est bon)

 

5) Les figures de l’amplification

 

Les grands auteurs ont toujours affectionné l’hyperbole, cet art d’exagérer une situation afin de la mettre en valeur. Cette figure est très utile pour créer des effets comiques.

 

Exemple : Il était tellement bruyant qu’il a réveillé un mort.

 

L’anaphore est également un procédé rythmique utile qui consiste à répéter un mot ou une expression. On se souvient d’un discours de François Hollande en 2012 devenu célèbre grâce à l’anaphore « Moi, Président »

 

6) Les figures de la construction

 

Dans un récit, il est indispensable d’utiliser l’ellipse qui permet d’omettre certains éléments qui peuvent se deviner. Cette figure donne du rythme à l’écriture. Idem avec l’asyndète qui a pour but de supprimer des mots de coordination dans une énumération.

 

Enfin, n’hésitez pas à rester naturels dans votre écriture. Les figures de style sont à utiliser à bon escient et leur but est de renforcer une idée sans l’alourdir.

 

À vous de jouer !

 

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